Mon syndrome de l’imposture

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Pour une fois, je vais vous parler de moi et de mon syndrome de l’imposture car j’ai su récemment que ça s’appelait comme ça et que d’autres personnes en était atteinte.



Le syndrome de l’imposture ou de l’imposteur qu’est-ce que c’est ?

Voilà la définition qu’en donne Wikipédia : « Les personnes atteintes du syndrome de l’imposteur, appelé aussi syndrome de l’autodidacte, expriment une forme de doute maladif qui consiste essentiellement à nier la propriété de tout accomplissement personnel. Ces personnes rejettent donc plus ou moins systématiquement le mérite lié à leur travail et attribuent le succès de leurs entreprises à des éléments qui leur sont extérieurs (la chance, un travail acharné, leurs relations, des circonstances particulières). Elles se perçoivent souvent comme des dupeurs-nés qui abusent leurs collègues, leurs amis, leurs supérieurs et s’attendent à être démasquées d’un jour à l’autre. »

J’ai découvert ce syndrome lors d’un reportage sur une ambassadrice, une femme intelligente et haut placée qui disaient venir d’une famille modeste et avoir mis longtemps à s’être sentie légitime dans son boulot. Qu’elle avait mis du temps à se libérer de son syndrome de l’imposteur.

C’est alors que je me suis un peu renseignée sur la question et que j’ai su que je n’étais pas la seule à en être atteinte !

Mon syndrome de l’imposteur

J’ai toujours trouvé ma scolarité plus ou moins facile, je ne suis peut-être pas dépassée, mais le fait est que j’ai finalement obtenu un master en communication sans vraiment me forcer, en travaillant certes mais pas autant que la plupart de mes camarades !

Je suis arrivée dans le monde du travail dans une PME après un stage de six mois et j’y suis restée deux ans. J’avais un bon salaire, travaillé mais sans vraiment avoir l’impression d’apporter quelque chose à l’entreprise dont le projet compliqué n’a pas abouti et je me suis retrouvée en licenciement économique.

J’ai ensuite fait des CDD ; des missions d’interim, et CDI à temps partiel ponctué par 2 grossesses (arrêtée dès le début) et mes patrons ont toujours étaient satisfaits de mon travail, mais je n’ai jamais eu l’impression de faire quelque chose d’extraordinaire.

Aujourd’hui je suis community manager en temps partagé, j’ai donc plusieurs « patrons », quatre à l’heure actuelle, mais j’en ai eu jusqu’à cinq. Ils ont tous étaient satisfait de mon travail mais souvent j’ai l’impression que n’importe qui pourrait faire se travail. Qu’il n’y a rien d’extraordinaire….

Comment je me « soigne »

Je travaille depuis dix ans, j’essaie de me répéter que je suis à ma place. Finalement aussi le fait ne pas avoir un gros salaire, m’aide… Je me dis que finalement je « vaux » ce salaire… Quand je serai complétement guérie je demanderai peut-être une augmentation…. (en attendant c’est mes patrons que ça arrange !)

Le fait d’avoir un travail où je mesure moi-même mes résultats ça aide, je vois que ce que je fais est bénéfique pour la plupart des entreprises et que finalement mes collègues ont besoin d’explications sur ce que je fais et comment je le fais.

Je commence à prendre confiance en moi et en mon travail et petit à petit l’imposteur se fait presque oublier.

Pourquoi ?

Je me demande d’où ça peut venir ? Mes parents ont toujours été fiers de moi mais sans jamais me mettre en avant, est-ce que ça vient de ça ? J’ai lu quelque part que les femmes souffraient plus de ce syndrome, est-ce dû à mon statut « de femme ». Mon mari a une place plus importante, un statut plus valorisant, les gens s’intéressent globalement plus à son travail, bien qu’il n’y ait aucune compétition entre nous, et aucune dévalorisation de sa part, je me sens peut-être moins valorisée ? Mon surpoids me bloque aussi dans ma confiance en moi, je le sais, le régime serait une bonne solution ! J’ai toujours fait passer ma vie de famille avant, pour moi mes enfants sont actuellement ma priorité, et finalement ce statut de « maman » est parfois compliqué à allier avec une vie professionnelle ! Partir à l’heure les soirs est parfois mal vu, même si on est arrivé tôt le matin… et je crois l’avoir intégré, se dire parce que l’on part à l’heure on ne mérite ni augmentation ni poste plus élevé…  

J’essaie de donner à mes enfants une plus grande confiance en eux que moi je ne l’ai, mais sans qu’ils ne deviennent imbus d’eux-mêmes ou trop sûrs… Car je ne veux pas d’enfants qui écrasent les autres qui se sentent supérieurs… Mais du coup le curseur n’est pas facile à placer !

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